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Couv Encolpe et GitonEncolpe et Giton ou Le Satyricon de Pétrone moins le Banquet de Trimalcion. (218 p. Quintes-Feuilles, 2000. Prix : 29 €.)

 
L’objectif de cet ouvrage est de présenter une série d’arguments – dont quelques-uns, occultés par les études universitaires, relèvent de la psychologie paidérastique[1] – pour défendre l’hypothèse que le Satyricon que nous connaissons résulte de l’extension parodique latine d’un roman grec ancien. Ce roman grec ancien, qui contait les aventures d’Encolpe et de Giton, constitue un noyau encore bien repérable dans ce qui subsiste du texte de Pétrone.
L’ouvrage présente des extraits d’une traduction française inédite du Satyricon, datant du XVIIe siècle, et conservée par la Bibliothèque nationale. Les recherches sur la paternité de ce manuscrit y sont exposées au préalable. En annexe sont donnés un tableau des différentes éditions et des traductions françaises perdues du Satyricon, ainsi qu’une étude sur le mot cinède.


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Couv L’Arcane indienL’Arcane indien (192 p. Quintes-Feuilles, 2002. Prix : 22 €.)

Texte apocryphe, L’Arcane indien conte les aventures, au XVIIIe siècle, d’un Franco-portugais parti en Inde, de Lisbonne, pour sauver un ami d’enfance emprisonné à Goa dans les geôles de l’Inquisition pour « péché innommable ». Ses pérégrinations, de Pondichéry à Goa par la mer, puis de Goa à Pondichéry par voie terrestre, l’amènent à des découvertes étonnantes, comme celle d’une tribu, les Karakadakangs, à l’organisation sociale primitive. On y trouve mentionné par exemple ce que les anthropologues ont appelé par la suite les « dortoirs d’adolescents ». Notre aventurier y vit une parenthèse amoureuse des plus curieuses.


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Couv P-SE. I. Prime-StevensonDu similisexualisme dans les Armées et de la prostitution homosexuelle (militaire et civile) à la Belle Époque. (234 p. Quintes-Feuilles, 2003. Prix : 22 €.)

 
Sous ce titre nous avons choisi de traduire les chapitres les plus originaux et les plus riches en informations inédites, d’un ouvrage encyclopédique consacré à l’homo-sexualité : The Intersexes (1909). L’auteur, Edward I. Prime-Stevenson (1858-1942) est un écrivain américain, musicologue et nouvelliste, qui, par goût, s’est fixé en Europe, au tournant du XXe siècle. Les aspects « comparatistes » de son essai sur les amours unisexuelles dans les différents pays d’Europe et aux Etats-Unis constituent l’un des atouts de ce livre. La prostitution et l’homosexualité dans les armées furent une découverte confondante de la Belle Époque : elle entraîna les fameux « scandales de Berlin » (1907-1908), lesquels, parce qu’ils évincèrent de l’élite dirigeante allemande ses francophiles pacifistes, jouèrent un rôle indirect mais réel dans le déclenchement de la Première Guerre mondiale.


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Couv Hist. mot péd.J.-C. Féray – Grecques, les mœurs du hanneton ? Histoire du mot pédérastie et de ses dérivés en langue française. (308 p. Quintes-feuilles, 2004. Prix : 25 €)

Partant de la controverse scientifique suscitée par l’emploi du mot pédérastie pour qualifier le comportement copulatif des hannetons mâles entre eux (ou le comportement équivalent d’autres insectes), cet essai est une étude diachronique des quatre significations prises par le mot, ainsi que leur traitement par les dictionnaires généraux ou spécialisés. L’histoire du mot pédérastie et des ses dérivés se base ici sur un corpus de 500 citations fournies en annexe, citations rangées par ordre chronologique et qui relèvent de registres variés, de la psychiatrie (ex : pédérastomanie) à la chanson française (ex : pédé) et de niveaux de langue allant du langage littéraire relevé (ex : pédérastisme) au verlan (ex : Race d’Ep).


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Couv manifeste pourDidier Denché et Vincent Vivré – Manifeste pour un authentique dico-bio-homo. (60 p. Quintes-feuilles, 2004. Prix : 10,50 €)

À travers l’examen historique des listes de personnages à la pédérastie avérée, puis des dictionnaires biographiques consacrés à des homosexuels célèbres, les auteurs posent la question des motivations qui ont sous-tendu ou qui sous-tendent encore de tels inventaires, ainsi que celle de leur intérêt pour le lecteur. Selon eux, décréter que tel ou tel personnage est – ou non – homosexuel, constitue, en l’absence de confessions du personnage concerné, un procédé hasardeux, sinon intellectuellement malhonnête. Ils proposent, à partir de cette réflexion, l’élaboration d’un dictionnaire des personnages ayant un rapport avec l’histoire de l’homosexualité, dictionnaire dont ils suggèrent les différents usages possibles.


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Couv AngkorYouri Yaref – Angkor, une dernière fois.  (168 p. Quintes-feuilles, 2005. Prix : 22 €)

Deux récits sont imbriqués dans ce roman : celui rédigé par l’auteur a pour cadre prestigieux les temples d’Angkor et le royaume khmer ; celui qui concerne le sort de l’auteur lui-même relate les circonstances de sa disparition mystérieuse en Thaïlande, en 2002. Le destin énigmatique de Youri Yaref est raconté par son père ainsi que par un témoin.

Les amours garçonnières et l’attitude de la société à leur égard semblent constituer le lien entre l’auteur, à la sensibilité romantique, et le drame qu’il a imaginé en ménageant à celui-ci, après réflexion, un dénouement heureux.


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Couv GeriLouis Beysson – Le secret de Geri. (129 p. Quintes-feuilles, 2005. Prix : 19 €)

Ce tableau bouleversant d’une passion amoureuse entre deux adolescents dans un collège religieux a été publié pour la première fois à Lyon en 1876. Il est l’archétype d’une longue série de romans ayant pour thème central les amitiés particulières. Son auteur, Louis Beysson, avait vingt ans lorsqu’il fit paraître cette nouvelle, republiée huit ans plus tard sous forme de roman chez E. Dentu.

Louis Beysson (1856-1912) fut aussi un peintre original – appelé « le peintre des locomotives » –, trop tôt disparu.


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Couv Lettres am[Anonyme] Lettres amoureuses d’un frère à son élève. (142 p. Quintes-feuilles, 2006. Prix : 22 €)

Après avoir donné lieu à une exploitation anti-cléricale par le célèbre Léo Taxil, ce classique de la littérature érotique, paru dans le dernier quart du XIXe siècle, a été republié en 1911 dans la Bibliothèque des Curieux, des frères Briffaut. Tout en faisant croire à l’authenticité des Lettres amoureuses, les frères Briffaut ont replacé ce roman épistolaire dans son genre véritable : l’érotisme.

Notre édition « revue et toilettée » gomme le ridicule de certains propos afin de renforcer la dimension érotique d’un texte qui garde de nombreux secrets faute d’avoir été soumis à l’exégèse savante qu’il méritait, ainsi que le démontre notre présentation.

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Couv Antone RamonAmédée Guiard – Antone Ramon. (364 p. Quintes-feuilles, 2007. Prix : 25 €)

Paru d’abord en feuilleton dans le quotidien La Démocratie, le roman Antone Ramon fut rédigé en 1913 par Amédée Guiard (1872-1915), un professeur de grec au collège Sainte Croix de Neuilly, tombé au champ d’honneur. L’auteur y exprime le point de vue de la gauche catholique française et du « Sillon » (le mouvement démocrate et chrétien de Marc Sangnier) sur les amitiés particulières entre adolescents.


Montherlant tenait Antone Ramon pour le plus beau roman consacré à ce thème – un thème qui lui fut cher puisque lui-même y consacra une pièce de théâtre ainsi qu’un roman tiré de celle-ci.

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Couv EssJ.-C. Féray – Achille Essebac, romancier du Désir. (340 p. Quintes-feuilles, 2008. Prix : 27 €)

Plusieurs années de recherches ont été nécessaires pour recueillir un minimum de données biographiques sur Achille Essebac, de son vrai nom Achille Bécasse (1868-1936), un auteur qui s’effaça totalement après avoir connu son heure de gloire au tournant du XXe siècle avec Partenza, vers la Beauté… (1898), et surtout avec ses trois romans Dédé, Luc et L’Élu (1901-1902) dans lesquels il affichait très clairement ses préférences esthétiques et sentimentales pour les éphèbes.


Cet essai analyse les caractéristiques marquantes des écrits d’Achille Essebac – éclairés par le peu que nous sachions sur sa vie –, et fournit un résumé anthologique de son œuvre.

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Couv La FriponnièreDidier Denché – La Friponnière. Polar bleu. (182 p. Quintes-feuilles, 2009. Prix : 15 €)

Le roman policier joue traditionnellement un rôle de critique sociale. La Friponnière, sous-titrée « polar bleu », tente de remplir cette fonction par la peinture d’un forum de discussion pédophile sur la Toile. C’est en effet dans le milieu des participants à ce forum, appelé La Friponnière  que surviennent les meurtres du récit, tous signés de manière très insolite, à l’égal des pseudonymes des internautes. L’inspecteur Paul Lisaneur, divorcé et père d’un angelot de onze ans, mène l’enquête. Il bénéficie, dans cette tâche difficile, de l’aide d’un jeune étudiant en médecine, lui-même pédophile, et dont les motivations comme l’implication dans ces affaires criminelles sont, au départ, fort obscures.


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Couv Mon PageRenaud Icard – Mon Page. (196 p. Quintes-feuilles, 2009. Prix : 20 €)

Roland et Ghislaine forment un jeune couple au bonheur sans nuage. Ou presque. Car ils n’ont pas d’enfant, ce qui est bien triste. Conseillés par une vieille, ils brûlent un énorme cierge dans la chapelle dressée sur un îlot du lac d’Aiguebelette. Ils espèrent que l’intercession divine leur permettra de mettre au monde l’enfant tant désiré. Or, lorsqu’ils repassent quelques jours plus tard dans la chapelle, c’est un petit Prince  charmant d’une quinzaine d’années qui semble leur tomber du ciel, en tenue d’Adam. Que penser ? Que faire ? Ils décident de voir en ce  garçon leur vœu exaucé et l’adoptent comme page. D’où quelques mésaventures.

  

 

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Couv DédéAchille EssebacDédé. (254 p. Quintes-Feuilles, 2009. Prix : 22 €.)

Marcel Thellier se penche sur son passé de collégien chez « les bons pères », et dresse le portrait d’un camarade, sublime par sa beauté comme par sa gentillesse : André Dalio, appelé affectueusement Dédé par sa famille et ses amis.
André meurt d’un mal mystérieux au même âge que saint Tarcissius.
Des années plus tard, Marcel part à la recherche des traces laissées par Dédé à Vérone. Puis il poursuit son voyage jusqu’à Venise, où un jeune gondolier, tout semblable à Dédé, ravive ses souvenirs et sa blessure…

Ce récit d’une amitié particulière a constitué LA grande référence des êtres qui partageaient ces sentiments de 1901, date de la parution du roman, jusque la Grande Guerre et bien au-delà.



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Couv Une JeunesseJacques d'Adelswärd - Une Jeunesse / La Neuvaine du petit faune. (150 p. Quintes-Feuilles, 2010. Prix : 21 €.)

Une Jeunesse est sans doute le plus beau roman qu’ait écrit Jacques d’Adelswärd-Fersen. Il raconte le destin et les hésitations amoureuses d’un jeune et très beau Sicilien, Nino, contraint par sa famille – qui souhaite racheter ainsi ses frasques homosexuelles avec un peintre français, Robert Jélaine –, de se faire prêtre. Ses choix personnels seront contrariés –, comme le furent ceux de l’auteur, Jacques d’Adelswärd –, par un coup du sort.

La Neuvaine du petit faune est un ensemble de neufs sonnets – édités ici pour la première fois – que Jacques d’Adelswärd a dédié à son dernier amour, un adolescent de Sorrente.



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Couv Un Amour d'ébèneAdolfo Caminha - Un Amour d'ébène.  (224 p. Quintes-Feuilles, 2010. Prix : 22 €.)

Amado, athlétique esclave noir, s’enfuit d’une fazenda brésilienne et s’enivre de liberté en s’engageant dans la marine nationale. Malgré le régime très sévère qui y règne, il y trouve une forme de bonheur, jusqu’au jour où son regard plonge dans les yeux bleus d’Aleixo, un mousse de quinze ans. Amado va alors connaître une autre forme d’esclavage, celle que procurent la passion amoureuse et la jalousie.  

Un Amour d’ébène est une nouvelle traduction française, accompagnée d’un très riche commentaire, de Bom-Crioulo (1895) le chef d’œuvre naturaliste de l’écrivain brésilien Adolfo Caminha (1867-1897).


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Couv Mon coeur, de ton visage (...)Pierre Fuzel - Mon cœur, de ton visage, n’a pu oublier la douceur. (176 p. Quintes-Feuilles, 2011. Prix : 20 €.)

Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans un pays préservé des horreurs du conflit par sa neutralité, de jeunes garçons découvrent l’amour ainsi que la volupté. En même temps, ils se heurtent aux obstacles, quelquefois insurmontables, que les adultes opposent à leur besoin d’aimer. D’où quelques drames.
L'auteur fait preuve, avec ces cinq nouvelles qui vont de la comédie à la tragédie, d’une profonde compréhension de la psychologie garçonnière ainsi que d’une fraternité qui transcende les âges.


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[1] Le choix de l’ancienne graphie paidérastie pour signifier « amour des garçons » de préférence à pédérastie qui a eu de multiples sens, est expliquée dans : J.-C. Féray – Histoire du mot pédérastie et de ses dérivés en langue française. Quintes-Feuilles, 2004.