Du similisexualisme
dans les armées
et de la
prostitution homosexuelle
(militaire et civile)
à la
Belle Epoque
233 pages
ISBN 2-9516023-2-4
Prix : 22 Euros
[Quatrième de couverture]
The Intersexes (1909)
est une somme, un pavé. Son auteur avait eu l'ambition de rassembler
en un seul volume tout ce que l'honnête homme cultivé de la
Belle Époque devait savoir sur l'homosexualité. Le livre
aborde effectivement de très nombreuses facettes de la question.
Nous présentons ici la traduction de deux des
chapitres les plus originaux, les plus captivants de The Intersexes.
Ils sont aussi les plus caractéristiques de l'époque. Les
faits rapportés concernent toute l'Europe et débordent même
parfois ce cadre. Pour un petit nombre d’événements, ce livre
constitue l'unique source documentaire dont nous disposions à ce
jour.
Un lecteur du XXIe siècle
ressentira, à parcourir certains paragraphes, un dépaysement
total, tant le décalage avec notre temps paraît considérable.
D'autres paragraphes, au contraire, rappellent des faits contemporains.
Ils nous permettent de constater qu'au fond, peu de choses ont réellement
changé. Cela constitue, en soi, une invitation à la réflexion
: lire ce texte nous aide à mieux comprendre la société
dans laquelle nous vivons. Le divertissement pur et l'humour ne sont cependant
pas exclus. On prend plaisir, par exemple, à découvrir les
Bains centraux de Vienne et le comportement de la clientèle masculine
de cet établissement exemplaire.
Edward Irenaeus Prime-Stevenson (1858-1942)
fut d’abord, jusqu’à la quarantaine, un journaliste polyglotte et
un auteur américain prolixe. Puis il décida de prendre du
champ par rapport à son pays natal et par rapport à son œuvre.
Une fortune personnelle lui permit à la fois de voyager à
travers l'Europe et de ne plus écrire que sur les thèmes
de son choix. Il acquit, sous son véritable nom, une petite renommée
dans le domaine de la critique musicale, et une renommée plus ténue
encore, sous le pseudonyme de Xavier Mayne, dans celui des “gay writings”.
Il ne semble pas avoir été chagriné par son manque
de notoriété. Il le mit à profit, en tout cas, pour
se rajeunir quasi officiellement de dix années.
Prime-Stevenson bénéficie aujourd’hui d’un
sort que peu d’écrivains ont l’assurance de partager : être
beaucoup plus connu et davantage lu un demi-siècle après
sa mort que de son vivant.