Bulletin trimestriel n°14

Ange de BotticelliSommaire du BQ-F n°14  (11,7 Mo)

[Anthropologie – Folklore] – Le festival de la nudité (Hadaka Matsuri) au Japon.

[Littérature] – Exil et langue française chez Alain Emmanuel Dreuilhe.

[Peinture] – La beauté singulière du saint Sébastien de Jean-Jacques Henner.

[Médecine] – L’outrage public à la pudeur commis à Paris par Robert Koch, découvreur du bacille de la tuberculose et prix Nobel de médecine.

[Terminologie] – Comment appelle-t-on les jeunes garçons qui aiment les hommes ? par June Bonnemain.

 

In memoriam

21 mars 2019 : il y a un an, jour pour jour, Will H.L. Ogrinc nous quittait. La photo ci-contre a été prise quelque temps avant son décès, alors qu’il se savait condamné.

Will Ogrinc effectuait périodiquement une mise à jour de son article sur Jacques d’Adelswärd-Fersen [intitulé Frère Jacques : A Shrine to Love and Sorrow – Jacques d’Adelswärd-Fersen (1880-1923).], et la dernière en date figure sur notre site (cf. « Autres textes » dans le menu déroulant).

Il enrichissait constamment la Bibliographie qui constitue son œuvre majeure, et communiquait chaque année le fichier PDF de son travail à un petit cercle d’amis. Dès l’année de sa retraite, il s’est appliqué à parachever cet opus qui représente vingt années de recherches et que nous avons publié en 2017.

Ses amis et Quintes-feuilles en particulier, rendent hommage à la rigueur intellectuelle et aux scrupules d’auteur dont Will Ogrinc a toujours fait preuve.

Petite annonce au sujet du prochain Bulletin trimestriel Q-F

Les attaques dont l’abbé Alain Maillard de La Morandais a fait l’objet ces derniers jours dans les médias et les réseaux sociaux pour avoir benoîtement rappelé qu’il existait des enfants qui recherchent l’affection et les contacts corporels avec des adultes, nous fournissent le prétexte à annoncer que, dans le Bulletin trimestriel Quintes-feuilles n° 14 à paraître au début de ce printemps, un article qu’un savant lecteur nous a communiqué examinera la question terminologique à ce sujet. Ce lecteur nous rappellera que l’on trouve chez Platon une expression pour désigner les garçons plus particulièrement portés à cette forme précoce d’attachement amoureux.

Bulletin trimestriel Q-F n°13

Sommaire du BQ-F n°13  (9,6 Mo)

[Histoire littéraire] – Une lettre de Roger Peyrefitte à sa mère (Coll. Raimondo Biffi, Rome).

[Art et littérature] – Une lettre ouverte, inopinément prémonitoire, d’Abel Hermant à Serge Diaghilev.

[Psychosociologie des écrivains] – Quelques notes sur les origines familiales et sociales d’André du Dognon,  par Jean-Marc Barféty.

[Recension] Un deuxième père de Jean-Dominique Bunel.

[Histoire du livre et de l’édition] – Gay Sunshine Press & Winston Leyland Publications (1971-2001).

 

Roger Peyrefitte et les « Amitiés particulières »

À l’initiative de Christian Pelletier, son secrétaire général, le C.R.A.M. (Centre de Réflexion sur les Auteurs Méconnus) présidé par Bernard Baritaud, avait organisé le 9 décembre 2012 à Paris un colloque consacré aux romanciers qui avaient connu une grande notoriété durant le XXesiècle, mais dont l’œuvre est aujourd’hui largement méconnue, voire totalement ignorée, par les jeunes générations.

J’avais accepté de me pencher, pour ce colloque, sur le cas de Roger Peyrefitte, propulsé à la Libération au pinacle des Lettres françaises par Les Amitiés particulières.

L’article qui suit (Roger Peyrefitte et Les Amitiés particulières) fait partie des actes du colloque publiés dans le n°9 de La Corne de Brune, la revue du C.R.A.M.

Jean-Claude Féray

Un nouvel article numérisé concernant l’histoire des « Amitiés particulières » de Roger Peyrefitte



Compte tenu de la difficulté d’accéder à la revue Carrefour (microfilmée à la BNF sous la cote Micr D-363) et de retrouver en particulier le court, mais très important article qu’y a publié Henry Houssaye en 1945 sur la genèse des Amitiés particulières de Roger Peyrefitte, c’est un plaisir pour nous d’en offrir une version numérisée aux visiteurs de Quintes-feuilles :

Comment sont nées les « Amitiés particulières »

 

Sur Henry Houssaye, je renvoie à l’article que j’ai publié dans le Bulletin mensuel Q-F de novembre 2013

J.-C. F.

Meilleurs vœux

 

 

À tous les visiteurs de ce site et à tous nos lecteurs, nous souhaitons une très heureuse année 2019 !

 

Notre cadeau de Noël : un conte d’Abel Hermant, Le Zitello

Saint-Sébastien par Nicolas RégnierL’œuvre d’Abel Hermant est si abondante que les trésors qui sont susceptibles d’intéresser le public de Quintes-feuilles s’y trouvent dispersés et difficilement repérables. Ces trésors existent néanmoins et ne sont pas négligeables. La nouvelle intitulée Le Zitello (zitello signifie garçon en italien) en fournit un exemple.

Bien qu’elle ait paru en 1892, il semble que cette nouvelle ait échappé aux bibliographes du « Comité Scientifique humanitaire » allemand – source des principales bibliographies concernant l’homosexualité apparues depuis. Le thème homosexuel du Zitello y est pourtant clair : on y trouve un éloge appuyé de la beauté des adolescents, thème enchâssé de surcroît dans un fond très exploité en peinture, sculpture, littérature et même en musique (cf. Debussy) : le martyre de Saint-Sébastien. On sait que saint Sébastien est souvent qualifié « d’icône gay », une étiquette qui n’existait pas à l’époque du Zitello et qui aurait sans doute déplu au styliste impeccable que fut Abel Hermant.

Signalons que la dimension quelque peu mystique de ce conte représente une exception dans l’œuvre d’Abel Hermant : plutôt agnostique – de tempérament, peut-on dire –, il se méfiait des religions et les tenait à distance, au moins dans son œuvre. Ce n’est qu’à la fin de sa vie, s’il faut en croire le témoignage de Simon Arbellot, qu’Abel Hermant a retrouvé le chemin des églises et a cherché « un compromis avec Dieu lui-même ».

Nous sommes heureux d’offrir pour Noël ce pur joyau, ce conte riche en symboles, à nos lecteurs ainsi qu’aux visiteurs de notre site.

Le Zitello (6,4 Mo)

Une illustration proposée pour un épisode de « Dieu lui-même n’en sait rien »

Illustration    Un lecteur a eu la gentillesse de communiquer à Didier Denché (qui lui en exprime par ma voix sa reconnaisance) le dessin reproduit ci-contre. Ce dessin nous inspire une réflexion sur les commentaires de lecteurs en général. Il est rare en effet qu’un roman soit le motif d’une œuvre picturale en dehors du monde des illustrateurs professionnels. Les lecteurs ont eux-mêmes des talents divers et un roman peut titiller celle de leurs Muses qui est la plus éveillée au moment où ils en parcourent certaines pages.

Merci à ce lecteur qui semble posséder plusieurs talents et qui a accepté que nous reproduisions ici le dessin que lui a inspiré la page 143 de Dieu lui-même n’en sait rien.

Suscitera-t-il des vocations parmi nos lecteurs ? C’est notre souhait !

 

Le menu déroulant « autres textes »

Abel HermantLa rubrique « divers » du menu déroulant « autres textes » s’enrichira progressivement : n’hésitez pas à la consulter régulièrement.

Aujourd’hui, le texte ajouté concerne l’un des écrivains dont nous avons republié un roman et qui compte parmi les grands écrivains français de son temps : Abel Hermant.

Le texte en question figure dans Écrits de Paris, une revue en cours de numérisation par Gallica, mais l’année 1963 n’étant pas encore disponible, il a été dactylographié par nos soins et numérisé en PDF. Il s’agit d’un article rédigé par le journaliste Simon Arbellot qui avait retrouvé Abel Hermant peu de temps avant son décès et qui dresse le portrait de cet académicien français, en même temps qu’un survol historique de son œuvre.

L’article de Simon Arbellot (2,6 Mo) est aussi accessible d’ici.

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