Roger Peyrefitte et les « Amitiés particulières »

À l’initiative de Christian Pelletier, son secrétaire général, le C.R.A.M. (Centre de Réflexion sur les Auteurs Méconnus) présidé par Bernard Baritaud, avait organisé le 9 décembre 2012 à Paris un colloque consacré aux romanciers qui avaient connu une grande notoriété durant le XXesiècle, mais dont l’œuvre est aujourd’hui largement méconnue, voire totalement ignorée, par les jeunes générations.

J’avais accepté de me pencher, pour ce colloque, sur le cas de Roger Peyrefitte, propulsé à la Libération au pinacle des Lettres françaises par Les Amitiés particulières.

L’article qui suit (Roger Peyrefitte et Les Amitiés particulières) fait partie des actes du colloque publiés dans le n°9 de La Corne de Brune, la revue du C.R.A.M.

Jean-Claude Féray

Un nouvel article numérisé concernant l’histoire des « Amitiés particulières » de Roger Peyrefitte



Compte tenu de la difficulté d’accéder à la revue Carrefour (microfilmée à la BNF sous la cote Micr D-363) et de retrouver en particulier le court, mais très important article qu’y a publié Henry Houssaye en 1945 sur la genèse des Amitiés particulières de Roger Peyrefitte, c’est un plaisir pour nous d’en offrir une version numérisée aux visiteurs de Quintes-feuilles :

Comment sont nées les « Amitiés particulières »

 

Sur Henry Houssaye, je renvoie à l’article que j’ai publié dans le Bulletin mensuel Q-F de novembre 2013

J.-C. F.

Meilleurs vœux

 

 

À tous les visiteurs de ce site et à tous nos lecteurs, nous souhaitons une très heureuse année 2019 !

 

Notre cadeau de Noël : un conte d’Abel Hermant, Le Zitello

Saint-Sébastien par Nicolas RégnierL’œuvre d’Abel Hermant est si abondante que les trésors qui sont susceptibles d’intéresser le public de Quintes-feuilles s’y trouvent dispersés et difficilement repérables. Ces trésors existent néanmoins et ne sont pas négligeables. La nouvelle intitulée Le Zitello (zitello signifie garçon en italien) en fournit un exemple.

Bien qu’elle ait paru en 1892, il semble que cette nouvelle ait échappé aux bibliographes du « Comité Scientifique humanitaire » allemand – source des principales bibliographies concernant l’homosexualité apparues depuis. Le thème homosexuel du Zitello y est pourtant clair : on y trouve un éloge appuyé de la beauté des adolescents, thème enchâssé de surcroît dans un fond très exploité en peinture, sculpture, littérature et même en musique (cf. Debussy) : le martyre de Saint-Sébastien. On sait que saint Sébastien est souvent qualifié « d’icône gay », une étiquette qui n’existait pas à l’époque du Zitello et qui aurait sans doute déplu au styliste impeccable que fut Abel Hermant.

Signalons que la dimension quelque peu mystique de ce conte représente une exception dans l’œuvre d’Abel Hermant : plutôt agnostique – de tempérament, peut-on dire –, il se méfiait des religions et les tenait à distance, au moins dans son œuvre. Ce n’est qu’à la fin de sa vie, s’il faut en croire le témoignage de Simon Arbellot, qu’Abel Hermant a retrouvé le chemin des églises et a cherché « un compromis avec Dieu lui-même ».

Nous sommes heureux d’offrir pour Noël ce pur joyau, ce conte riche en symboles, à nos lecteurs ainsi qu’aux visiteurs de notre site.

Le Zitello (6,4 Mo)

Une illustration proposée pour un épisode de « Dieu lui-même n’en sait rien »

Illustration    Un lecteur a eu la gentillesse de communiquer à Didier Denché (qui lui en exprime par ma voix sa reconnaisance) le dessin reproduit ci-contre. Ce dessin nous inspire une réflexion sur les commentaires de lecteurs en général. Il est rare en effet qu’un roman soit le motif d’une œuvre picturale en dehors du monde des illustrateurs professionnels. Les lecteurs ont eux-mêmes des talents divers et un roman peut titiller celle de leurs Muses qui est la plus éveillée au moment où ils en parcourent certaines pages.

Merci à ce lecteur qui semble posséder plusieurs talents et qui a accepté que nous reproduisions ici le dessin que lui a inspiré la page 143 de Dieu lui-même n’en sait rien.

Suscitera-t-il des vocations parmi nos lecteurs ? C’est notre souhait !

 

Le menu déroulant « autres textes »

Abel HermantLa rubrique « divers » du menu déroulant « autres textes » s’enrichira progressivement : n’hésitez pas à la consulter régulièrement.

Aujourd’hui, le texte ajouté concerne l’un des écrivains dont nous avons republié un roman et qui compte parmi les grands écrivains français de son temps : Abel Hermant.

Le texte en question figure dans Écrits de Paris, une revue en cours de numérisation par Gallica, mais l’année 1963 n’étant pas encore disponible, il a été dactylographié par nos soins et numérisé en PDF. Il s’agit d’un article rédigé par le journaliste Simon Arbellot qui avait retrouvé Abel Hermant peu de temps avant son décès et qui dresse le portrait de cet académicien français, en même temps qu’un survol historique de son œuvre.

L’article de Simon Arbellot (2,6 Mo) est aussi accessible d’ici.

Le nouveau roman de Didier Denché est paru


Le roman dont nous annoncions la sortie pour la fin de cette année, lors d’un entretien que nous avons eu avec Didier Denché, vient de paraître.
Il sera disponible d’ici peu en librairie, mais vous pouvez déjà vous le procurer à partir de notre site (en cliquant sur l’image ci-contre et en vous laissant guider).

Pensez à vos cadeaux de Noël et du Nouvel an, et prenez de l’avance sur vos commandes.

[Si vous utilisez le bouton Paypal, appuyez (évidemment) sur le lien « remove » lorsque d’autres titres que celui désiré apparaît, afin de les retirer de votre commande.]

Un nouvel article numérisé (concernant Jehan Rictus)

Afin de rendre plus aisément accessibles les fichiers numérisés et téléchargeables gratuitement de ce site, la rubrique « Divers » a été ajoutée au menu déroulant « Autres textes ». N’hésitez pas à consulter cette page « Divers ».

Couverture de Fil de fer de Jehan Rictus

 

Et précisément, un autre fichier numérisé y a été ajouté aujourd’hui : il s’agit d’un article paru dans la revue Inverses en 2008 (pages 172-178) et consacré à un extrait peu banal du Journal (inédit) de Jehan Rictus.

Des illustrations ont été ajoutées dans ce fichier numérisé, dont le titre en est :

« Une implacable franchise vis-à-vis de soi-même » : deux pages inouïes du Journal de Jehan Rictus sur la « pédérastie ».

Bulletin trimestriel Q-F n°12

Sommaire du BTQ-F n° 12 (19 Mo)

[Histoire du Second Empire] – Le cygne noir de la famille Lutteroth : Alfred Lutteroth (1836-1922).

[Art et histoire] – Entre bravoure et gisant foudroyé, l’iconographie et la statuaire de Joseph Bara comportent une exception : l’esquisse de J-L David. Ce que cette exception nous suggère sur les inclinations amoureuses de Robespierre.

[Histoire de l’homosexualité et de la littérature] – Quelques données biographiques sur André du Dognon à propos de la querelle Roger Peyrefitte – André du Dognon.

[Histoire de la littérature et des mœurs] – L’événement mondain, littéraire et très parisien de l’année 1896 : le duel au pistolet entre le prince de Sagan et Abel Hermant.

Une page de l’album familial de Renaud Icard a tourné

Hélène Icard

Hélène Icard

Outre l’exposition annoncée ci-dessous des œuvres de Gaston Goor, un artiste pour lequel Renaud Icard a beaucoup compté, un autre événement nous amène à mentionner le nom de l’auteur de Mon Page : Hélène Icard, la dernière fille et quatrième enfant de Renaud Icard est décédée hier, vendredi 12 octobre 2018, à l’âge de 101 ans.

Née le 17 janvier 1917 à Caluire, elle avait épousé le 18 mais 1940, Paul Fortier, et avec son mari, elle était entrée dans la Résistance. Les deux époux ont laissé un témoignage écrit sur cette période : Témoignages, 1940-1946, chambardement familial, réponse d’un père déporté.

Le couple Hélène Icard – Paul Fortier avait donné 8 petits-enfants à Renaud Icard.

Parmi les paroles prononcées lors de la cérémonie funéraire d’Hélène, qui a eu lieu mercredi 17 octobre, ces vers écrits par Renaud Icard et transmis par jean-Loup Salètes, son petit-fils, vers qui ont pris une résonance particulière :

                Je fais mon bonheur avec peu de choses

                Avec une fleur, avec un oiseau

                Rien ne me plait mieux qu’un rien qui se pose

                Sur un autre rien pourvu qu’il soit beau

1 2 3 10