Le livre d’Edward Montier est paru

Les Amis célèbres d’Edward Montier est paru.

Voici la table des matières avec la pagination des chapitres de ce livre :

Présentation 7
Lettre-préface d’Edward Montier 19
Achille et Patrocle 35
David et Jonathan 61
Socrate, Lysis et Phèdre 79
Nisus et Euryale 117
Jésus et l’apôtre Jean 135
Montaigne et La Boétie 165
E. Montier et « l’imitation chrétienne de l’amour grec » 181
Annexes 205
Présentation et extraits de Nos gentils garçonnets 219

Bulletin trimestriel n°7

Sommaire du BTQ-F7 (10,4 Mo) :

 

[Notice biographique d’illustrateurs] – Georges Ferdinand Bigot (1860-1927) illustrateur de Dédé d’Achille Essebac… et l’un des pères historiques des Mangas !

[Sculpture] – Un sculpteur américain à l’école de la Renaissance italienne : Walker Kirkland Hancock (1910-1998).

[Littérature] Antone Ramon : un roman en passe d’être un classique dès sa réédition en 1928.

[Littérature] – Présentation des Amis célèbres d’Edward Montier.

 

Un ami commun à quelques écrivains…

Les lecteurs qui, grâce à Antone Ramon ont découvert Amédée Guiard et ceux qui, grâce aux Amis célèbres, feront connaissance d’Edward Montier, deux écrivains qui furent très proche du Sillon et de la Démocratie de Marc Sangnier, apprécieront les propos que tient Henri Guillemin dans la vidéo ci-dessous. Henri Guillemin fut durant deux années le secrétaire de Marc Sangnier. La séquence concernant les rapports entre Guillemin et Sangnier vont de 6 min 49 à 13 min.




Le reste de la vidéo vaut aussi la peine d’être écoutée et regardée. Elle a été enregistrée en 1981 : Guillemin, alors âgé de 78 ans, corrigeait les épreuves de son Charles Péguy, et il continuait de réfléchir à son livre suivant : L’Affaire Jésus. Il aura le temps d’écrire encore onze livres avant de nous quitter en 1992.

Marc Sangnier est encore évoqué dans l’enregistrement suivant d’Henri Guillemin, en des termes presque identiques. Néanmoins, Guillemin retrace aussi un autre souvenir très intéressant lié à Sangnier et au Sillon. Il fut invité en 1925 à faire un exposé sur les idées de Marc Sangnier à la Décade littéraire de Pontigny, devant entre autres, André Gide et Roger Martin du Gard. Il y raconte son amertume à se sentir l’objet de moqueries, puis les confidences que lui fit François Mauriac, à la suite de cet exposé : Mauriac, qui fut membre du Sillon, avoua avoir trahi – en vue de sa carrière littéraire – Marc Sangnier en le ridiculisant dans L’Enfant chargé de chaînes. Cette séquence va de 24 min 37 à 31 min :



Connaissez-vous Edward Montier (1870-1954) ?

Si vous ignorez tout de cet écrivain qui a beaucoup produit, vous pouvez toujours consulter la page de Wikipédia qui lui est consacrée et qui vous en apprendra un minimum.

Mais si vous voulez en savoir plus, et si, en particulier, vous vous demandez à quel titre il peut intéresser Quintes-feuilles, vous aurez des réponses dans notre prochain ouvrage dont la sortie est prévue pour le mois d’août prochain. En outre, le Bulletin trimestriel n°7 (en ligne le 15 août) présentera le livre, ainsi que son auteur.

La postface de ce livre, assez éclairante, et signée Jean-Claude Féray, aura pour titre : « Edward Montier et  l’imitation chrétienne de l’amour grec » (expression empruntée à Pierre-Joseph Proudhon).

Enfin, un livre d’Edward Montier prêt pour l’impression mais resté inédit est présenté en guise de conclusion, avec reproduction de deux extraits. Il s’agit de : Nos gentils garçonnets –Silhouettes et profils.

Bulletin trimestriel n°6

Sommaire du BTQ-F6 :

 

[Anthropologie sociale et histoire] – La « pédérastie » selon Jean-Nicolas Démeunier (1780).

[Histoires littéraires] – Simple pseudonyme ou pseudonyme avec usurpation d’identité ? L’extraordinaire énigme Léon Guillot de Saix.

[Sculpture] – Le thème Le vieillard et l’enfant traité par Alphonse Muscat.

[Anthropologie  historique] – Observations du Dr Ernest Godard (1826-1862) sur la pédérastie en Orient.

[Anthropologie  historique] – Une analyse originale concernant la Perse, qui bat en brèche un lieu commun sur les causes de la pédérastie, par le botaniste Rémi Aucher-Eloy.

 

Remerciements

Nous remercions les lecteurs qui ont la gentillesse de nous signaler des erreurs dans le texte des Bulletins et nous les prions en même temps de nous excuser pour notre lenteur à réagir.

Le BTQ-F5 n’a été corrigé qu’aujourd’hui 6 mai 2017 au soir.

Annonce des « Amours secrètes » chez Nicole Canet

 

Ceux qui ont découvert avec plaisir Mon Page de Renaud Icard illustré par Gaston Goor seront heureux d’apprendre que Nicole Canet va prochainement publier un livre très richement illustré intitulé Amours secrètes. En effet ce livre contient un chapitre rédigé par Jean-Loup Salètes et consacré à son grand-père, Renaud Icard. Les autres écrivains (dont Roger Peyrefitte) auxquels le livre consacre un chapitre sont aussi, évidemment, tous dignes d’intérêt.

Communiqué de Nicole Canet

Présentation du livre sur le site Au bonheur du jour :
http://www.aubonheurdujour.net/Amours_Secretes.html

En bas de la page de présentation figurent, à titre de démonstration, des extraits d’Amours secrètes, à feuilleter pour le plaisir des yeux, en attendant le plaisir du texte lorsque le livre sera publié.

Bulletin trimestriel n°5

Le garçon et la pomme

Sommaire du BTQ-F5 :

[Littérature] – Comment la fin tragique de l’amour d’Hipparin pour un beau garçon, racontée par Parthénius de Nicée, fut réécrite de manière dépréciative, 17 siècles plus tard, par Pierre de Boitel.

[Biopsychologie] – Ce que les « guevedoces » nous rappellent sur l’inné et l’acquis en matière de sexualité humaine.

[Archives] – La bibliothèque arcadienne personnelle d’André Baudry conservée à Paris.

[Histoire littéraire] – Gaston Verne, neveu de l’illustre écrivain : son importance relativement à la question d’un point curieux des mœurs privées de Jules Verne.

[Sociologie historique] – La légitime mais laborieuse séparation de Bonne-Françoise le Sens de Cocqueville d’avec son mari, amateur de jeunes gens, le sieur Frédéric de Wespierre.

[Point de vue] – Comment un tour de passe-passe égalitariste est presque parvenu à faire oublier cette réalité anthropologique fondamentale qu’est la paidérastie ou l’amour des garçons.

Carleton Gajdusek, le site d’Arte et la censure

Le site d’Arte diffuse encore jusqu’au 7 février, sous le titre Le savant et les garçons un film très intéressant sur le destin du chercheur américain, prix Nobel de médecine, Carleton Gajdusek (1923-2008) :
http://www.arte.tv/guide/fr/037275-000-A/le-savant-et-les-garcons

Je commenterai longuement ce film dans le BTQ-F6 à paraître au mois de mai prochain.

En attendant, voici le commentaire que j’avais rédigé sur le site de la chaîne Arte au sujet de sa présentation de ce film. Ce commentaire, que j’avais pris la peine de soumettre sous mon propre nom et via une procédure fastidieuse de vérifications, a été affiché environ deux minutes avant d’être censuré :
[Mise à jour : mon commentaire ayant réapparu sur le site d’Arte présentant le film sur la vie de Gajdusek, il convient de corriger les mots censure et censuré. Mon message n’a pas été censuré, il a simplement disparu provisoirement dans les méandres des processus informatiques.]
[Seconde mise à jour : il y a bien une censure exercée dans les commentaires sur la page d’Arte. En effet, trois réponses que j’ai rédigées sur un ton modéré, réponses plus informatives que polémiques, apportées aux trois interventions qui ont suivi la mienne, ont disparu et ne sont pas affichées 48 heures après leur rédaction. Abstraction faite de l’impolitesse que cela suppose de ma part à ne pas répondre à une intervenante qui me posait une question, cela n’a guère d’importance à mes yeux : ce que j’ai à dire, c’est-à-dire un commentaire sur le film Le Savant et les garçons le sera dans le Bulletin trimestriel n°6 qui paraitra en mai prochain.]

Je me permets de dénoncer deux imprécisions langagières dans le commentaire ci-dessus, qui me paraissent écrites, sciemment pour la première, inconsciemment pour la seconde :

1°) Gajdusek n’a pas « découvert la particule infectieuse qu’on appellera prion » : il a eu l’énorme mérite de décrire une maladie jusqu’alors inconnue, le kuru, a montré son caractère infectieux atypique et la lenteur exceptionnelle de sa progression (d’où le nom de « virus lent » et d’ « agent non conventionnel »). Il a permis à la médecine d’accomplir un grand pas, mais un pas plus important a été franchi grâce à Stanley Prusiner, qui a démontré que l’agent infectieux ne comportait ni ADN ni ARN, mais était une protéine anormale, nommée prion. La rupture avec les connaissances antérieures était dans cette seconde étape.
Il y a donc dans le film une volonté évidente de faire paraître Gajdusek plus génial, plus grand qu’il ne l’était (c’était un homme génial, bien sûr, mais comme l’humanité en a compté beaucoup, heureusement) de manière à faire ressortir, par contraste, son « anormalité ».

2°) Gajdusek n’était pas « pédophile », mais pédéraste, puisqu’il aimait les garçons soit pubères soit impubères. Pour moi, la volonté d’abolir le mot « pédéraste » relève d’une démarche orwellienne : faire disparaître un mot qui correspond à une donnée anthropologique qu’il s’agit d’effacer, au profit d’une réalité floue et ambiguë, toujours condamnable : la pédophilie. Le mot pédéraste fait en effet ressortir entre les deux sexes masculin et féminin une différence fondamentale dont notre société égalitariste et féministe ne veut plus entendre parler. Je développerai cette idée dans le n°5 du Bulletin trimestriel Quintes-feuilles qui sera téléchargeable gratuitement sur le site www.quintes-feuilles.com le 15 février prochain.

Jean-Claude Féray

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