Le nouveau roman de Didier Denché est paru


Le roman dont nous annoncions la sortie pour la fin de cette année, lors d’un entretien que nous avons eu avec Didier Denché, vient de paraître.
Il sera disponible d’ici peu en librairie, mais vous pouvez déjà vous le procurer à partir de notre site (en cliquant sur l’image ci-contre et en vous laissant guider).

Pensez à vos cadeaux de Noël et du Nouvel an, et prenez de l’avance sur vos commandes.

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Un nouvel article numérisé (concernant Jehan Rictus)

Afin de rendre plus aisément accessibles les fichiers numérisés et téléchargeables gratuitement de ce site, la rubrique « Divers » a été ajoutée au menu déroulant « Autres textes ». N’hésitez pas à consulter cette page « Divers ».

Couverture de Fil de fer de Jehan Rictus

 

Et précisément, un autre fichier numérisé y a été ajouté aujourd’hui : il s’agit d’un article paru dans la revue Inverses en 2008 (pages 172-178) et consacré à un extrait peu banal du Journal (inédit) de Jehan Rictus.

Des illustrations ont été ajoutées dans ce fichier numérisé, dont le titre en est :

« Une implacable franchise vis-à-vis de soi-même » : deux pages inouïes du Journal de Jehan Rictus sur la « pédérastie ».

Bulletin trimestriel Q-F n°12

Sommaire du BTQ-F n° 12 (19 Mo)

[Histoire du Second Empire] – Le cygne noir de la famille Lutteroth : Alfred Lutteroth (1836-1922).

[Art et histoire] – Entre bravoure et gisant foudroyé, l’iconographie et la statuaire de Joseph Bara comportent une exception : l’esquisse de J-L David. Ce que cette exception nous suggère sur les inclinations amoureuses de Robespierre.

[Histoire de l’homosexualité et de la littérature] – Quelques données biographiques sur André du Dognon à propos de la querelle Roger Peyrefitte – André du Dognon.

[Histoire de la littérature et des mœurs] – L’événement mondain, littéraire et très parisien de l’année 1896 : le duel au pistolet entre le prince de Sagan et Abel Hermant.

Une page de l’album familial de Renaud Icard a tourné

Hélène Icard

Hélène Icard

Outre l’exposition annoncée ci-dessous des œuvres de Gaston Goor, un artiste pour lequel Renaud Icard a beaucoup compté, un autre événement nous amène à mentionner le nom de l’auteur de Mon Page : Hélène Icard, la dernière fille et quatrième enfant de Renaud Icard est décédée hier, vendredi 12 octobre 2018, à l’âge de 101 ans.

Née le 17 janvier 1917 à Caluire, elle avait épousé le 18 mais 1940, Paul Fortier, et avec son mari, elle était entrée dans la Résistance. Les deux époux ont laissé un témoignage écrit sur cette période : Témoignages, 1940-1946, chambardement familial, réponse d’un père déporté.

Le couple Hélène Icard – Paul Fortier avait donné 8 petits-enfants à Renaud Icard.

Parmi les paroles prononcées lors de la cérémonie funéraire d’Hélène, qui a eu lieu mercredi 17 octobre, ces vers écrits par Renaud Icard et transmis par jean-Loup Salètes, son petit-fils, vers qui ont pris une résonance particulière :

                Je fais mon bonheur avec peu de choses

                Avec une fleur, avec un oiseau

                Rien ne me plait mieux qu’un rien qui se pose

                Sur un autre rien pourvu qu’il soit beau

Une exposition consacrée à Gaston Goor

Hyacinthe

 

C’est avec plaisir que nous relayons l’annonce d’une exposition consacrée à l’artiste Gaston Goor et qui se tiendra à la

Galerie Au Bonheur du Jour

du 26 septembre au 29 novembre 2018.

http://www.aubonheurdujour.net/expositions-goor/

Ci-contre : Détail d’une peinture recouvrant une porte dans l’appartement de Goor et de son dernier ami. Apollon et Hyacinthe, vers 1950. Peinture – 2 m 06 x 0, 70 m

Bulletin hors-série n°5

Le magistrat paidéraste Gaston Rabaroust a-t-il bénéficié de clémence ou a-t-il souffert d’injustices ?
Les affaires Rabaroust et leurs suites (1891-1897)

Si l’affaire Rabaroust, ou plutôt les affaires Rabaroust (car il y en eut deux, l’une en 1891, l’autre en 1896) ont été oubliées, c’est en partie parce que l’on a ignoré combien les journaux et l’opinion publique ont été partagés sur ce scandale.

Le substitut Rabaroust fut en effet très durement attaqué par une certaine presse et notamment par le pamphlétaire boulangiste Henri Rochefort dans plusieurs articles polémiques de son journal L’Intransigeant.

Mais, à l’opposé, l’écrivain et journaliste féministe Séverine eut l’idée d’interroger l’épouse de l’inculpé, et les faits rapportés par madame Rabaroust sur la procédure et les audiences du tribunal semèrent le doute.

Par la suite, d’autres écrivains respectés comme Francisque Sarcey et Paul Ginisty se mobilisèrent en faveur de l’inculpé après son acquittement.

Enfin, pour la première fois, quelques journaux remirent en question le témoignage de garçons mineurs en raison de la vénalité de leurs parents.

Ce Bulletin Quintes-feuilles hors-série n° 5 (11,1 Mo) fait le point sur ces affaires sensationnelles.

Bulletin trimestriel Q-F n° 11

Sommaire du BTQ-F n° 11 (17,1 Mo)

[Histoire des mœurs] – Émeutes parisiennes de 1750 provoquées par de faux bruits et une psychose collective sur le thème d’enlèvements d’enfants : les faits racontés par un hebdomadaire du XVIIIe siècle.

[Témoignage] – Sous la tonnelle, un jour d’orage.

[Libre expression] – L’Église catholique et les affaires dites « d’abus sexuels » sur les enfants. [P.A.]

[Histoire des médias et histoire des mœurs] – L’ironie mordante des rapports d’attentats à la pudeur par la presse anticléricale au XIXe siècle.

Entretien avec Didier Denché à propos de son nouveau roman qui pose des questions fondamentales sur l’amour des garçons et n’en résout aucune

J.-C.F. pour Q-F : Avant de commencer cet entretien, je dois préciser que le titre quelque peu irrévérencieux donné à cette rubrique n’est pas de mon fait, mais que c’est vous qui me l’avez suggéré. Est-ce que vous ne péchez pas par excès de modestie en affirmant ne résoudre aucune des questions fondamentales posées dans ce roman au sujet de l’amour des garçons ?
DD : Les lecteurs répondront eux-mêmes, s’ils le peuvent, aux deux questions : primo, savoir si j’apporte des réponses ; secundo, en cas de réponse positive, savoir s’il y a modestie ou fausse modestie de ma part. Trancher entre les deux extrêmes de la seconde question est impossible sans une connaissance approfondie de ma personne et de la nature humaine en général, bien sûr.
Q-F : Mettons… Dieu lui-même n’en sait rien qui est le titre de ce nouveau roman, paraîtra, si tout se passe bien, avant la fin de l’année. Est-ce vraiment votre deuxième roman ?
DD : C’est mon deuxième roman sous ce pseudonyme, oui.
Q-F : Restons discrets sur les autres pseudonymes, sinon à quoi bon changer de nom ?
DD : Merci !
Q-F : Donc, Dieu lui-même n’en sait rien est le deuxième roman de Didier Denché après La Friponnière…
DD : Oui, j’avais écrit La Friponnière pour me délasser de travaux sérieux qui « m’avaient pris la tête » comme on disait autrefois. J’ai eu davantage d’ambition pour Dieu lui-même n’en sait rien : je veux dire que je n’ai pas écrit ce roman seulement pour me divertir. Bien que ce soit sans perdre de vue le divertissement du lecteur, j’ai tenté de dire des choses qui me tiennent à cœur et qui me paraissent fondamentales. Or, ces questions importantes ne sont traitées que de façon marginale par les médias, tandis que d’autres sujets dénués d’intérêt font l’objet de tapages et de verbiages médiatiques qui donnent une piètre et fausse idée du Q.I. moyen des Français. La censure et le politiquement correct aboutissent à un appauvrissement dangereux de la « pensée » exprimée publiquement, et, j’ose le dire – dans la mesure où il s’agit d’un phénomène global –, de la conscience même que l’humanité a d’elle-même.
Q-F : Est-ce que vous faites une allusion indirecte aux réflexions sur l’intelligence artificielle et les robots humanoïdes qui constituent l’un des thèmes du roman ?
DD : Oui, entre autres choses. Bien vu.
Q-F : Quel sens a le titre du roman : Dieu lui-même n’en sait rien ?
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Un commentaire au sujet du « précédent nazi » des attaques contre l’Église.

Un lecteur anonyme m’a fait parvenir le commentaire suivant au sujet de mon précédent éditorial sur les Klosterprozesse (procès contre les monastères) :

Paolo Morando - St Jean (détail)

« Votre présentation me paraît globalement très claire, même si j’apporterais personnellement quelques nuances. Par exemple le déclenchement de l’affaire concernant la congrégation de Waldbreitbach (qui n’a rien à voir avec l’ordre des Franciscains) est dû à la plainte d’un pensionnaire en fuite, arrêté pour un cambriolage, et qui, pour ne pas retourner dans l’établissement, a fait des confidences aux policiers. La Gestapo enquêtait par ailleurs sur la question des devises.
Le père Léogivild, confesseur auprès de cette congrégation, a bien été condamné. C’est même la condamnation la plus lourde prononcée : 8 huit ans de prison. Il a été aussi exclu de son ordre. Sa culpabilité, au sens des § 174 et 175 de l’époque, ne fait d’ailleurs pas de doute.
De manière générale, la justice allemande a été impartiale dans ces affaires (d’où un grand nombre de classements sans suite sur les dossiers apportés par le parquet spécial aux mains de la Gestapo) et n’a pas cédé à la pression du parti nazi et des services de Goebbels.
La principale ressemblance avec les affaires actuelles est l’instrumentalisation par Goebbels de ces affaires contre l’Église et la tentative d’en susciter d’artificielles. Avec le même discours qu’on entend aujourd’hui chez certains…
Le seul ouvrage sur la question, à ma connaissance, est celui de Hans Günter Hockerts, qui date du début des années 70. Il a notamment pu rencontrer des témoins et a eu accès aux archives.
»

Merci à ce lecteur pour les précisions très utiles qu’il a apportées.

Illustration : saint Jean-Baptiste par Paolo Morando (détail d’un tableau représentant la Vierge et l’enfant Jésus avec saint Jean et un ange).

Attaques contre l’Église catholique pour des affaires de mœurs : le précédent nazi

« Plus de 200 témoins et victimes » titre l’Obs à propos de la communauté de Riaumont, ultra-catholique, et haïe par certains pour son intégrisme ; Riaumont que l’Obs dit se trouver « au cœur d’un scandale de pédophilie ».

Les attaques inlassablement réitérées depuis des décennies contre l’Église catholique, via les médias, pour des affaires dites de « pédophilie » (attaques dont beaucoup proviennent des pays anglo-saxons majoritairement protestants) nous invitent à rechercher et à examiner des précédents historiques. « Comparaison n’est pas raison » dit-on, mais comparer permet de dégager quelques éléments propres à alimenter une réflexion utile.

Il se trouve que la campagne nazie, l’un des plus remarquables et des plus instructifs d’entre ces précédents, est relativement méconnue ou occultée en France : aucune page Wikipédia ni en langue française ni en langue anglaise ne l’évoque, alors qu’il en existe une, bien évidemment, en langue allemande ; on remarquera que cette page n’a été traduite que pour le Wikipédia espagnol. Il s’agit des poursuites judiciaires contre les membres d’ordres monastiques et les prêtres catholiques survenues en Allemagne de 1935 à 1937 et connues sous l’appellation de Klosterprozesse [1].

À l’aide du fameux paragraphe 175 du Code pénal allemand qui visait les actes « contre nature » commis entre hommes, l’attaque initiale fut lancée en avril 1935 contre une congrégation religieuse dont le siège se trouvait en Rhénanie-Palatinat, à Waldbreitbach : la Congrégation des Frères Franciscains de la Sainte-Croix.

L’enquête qui pointait les actes de débauche entre moines et novices commis au sein de cette congrégation à Waldbreitbach fut très vite élargie aux autres ordres religieux et aux prêtres catholiques, et Lire la suite

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