Bulletin hors-série n°8

Gourlier : La route de là-basNombre d’internautes ont réagi à la parution d’un bulletin hors-série consacré à la mémoire de Michel Gourlier en témoignant qu’ils avaient eux-mêmes collecté – et souvent  de longue date – diverses informations sur la vie ou sur l’œuvre de cet artiste talentueux.

Grâce aux éléments qui nous ont été transmis, il nous est possible d’ajouter à l’hommage rendu par le bulletin hors-série n°7 une sorte de supplément, qui constitue le nouveau Bulletin h-s n°8 (13,8 Mo).

NB : Des doutes au sujet de l’attribution des couvertures de la revue Bayard à Gourlier m’ont été signalées : l’une de ces couvertures est de Paul Durand :

https://www.pauldurandillustrateur.fr/revues-bayard.html

Autre Erratum : un copié-collé malencontreux a fait apparaître p. 9 de ce hors-série n°8 le titre erroné Les Enfants d’Édouard en lieu et place des Fils de Christian. Toutes nos excuses auprès de nos lecteurs qui se sont inutilement interrogés sur ce titre erroné.

Plutôt que de retravailler la liste provisoire des illustrations réalisées par Gourlier que nous avons mise en ligne au début de ce mois, il était plus simple pour nous de fournir la liste qu’un admirateur de Gourlier nous a fait parvenir. Il s’agit d’une liste structurée « hors collection scoute » que nous mettons en ligne avec l’autorisation de son auteur :

Liste par éditeur et par collection des illustrations de Gourlier

Hommage à Michel Gourlier

Jory ?
Nous avons souhaité rendre hommage à Michel Gourlier décédé le 28 septembre de l’année dernière par un Bulletin Q-F hors-série.

Comme ce bulletin, qui porte le n°7, occupe déjà 16,9 Mo, nous avons préféré composer un fichier séparé avec la liste des ouvrages (plus de 200) illustrés par Gourlier. Les réalisations de l’artiste y sont rangées par ordre chronologique, avec le nom du  romancier puis celui de l’éditeur.

BQ-F-HS7   (16,9 Mo)

Œuvres illustrées par Michel Gourlier  (1,9 Mo)

Nous remercions d’avance les lecteurs qui apporteront leurs corrections, ajouts ou remarques à cette liste chronologique ainsi qu’au Bulletin hors-série.

Des gays et des lesbiennes critiques de la « théorie du genre » créent un mouvement

Ce groupe (marxiste, d’après le site) qui s’est réuni à Londres pour former une « LGB Alliance » entend revenir à une définition de l’homosexualité basée non sur le genre, mais sur le sexe, réalité biologique. Ces gays et lesbiennes critiquent la « théorie du genre » comme non scientifique et pernicieuse.

Dans leur manifeste, ils affirment entre autres choses que l’idéologie transgenre est souvent liée à une répression de l’homosexualité, et que la très forte augmentation des adolescentes qui se disent « trans » témoigne d’un malaise chez les lesbiennes et résulte de la propagation d’idées confuses et fumeuses.

Ils soutiennent que dire aux enfants qui ne se comportent pas conformément aux stéréotypes de leur sexe qu’ils sont nés dans un corps ne correspondant pas à leur moi, est dommageable et régressif.

Ils réclament la liberté d’expression.

Leur manifeste :

https://rdln.wordpress.com/2019/10/26/new-lesbian-gay-bisexual-alliance-formed-in-london/

Ce retour à des définitions de l’amour sexuel basées sur des réalités biologiques et psychologiques concrètes, 150 ans après les deux publications de Kertbeny, inventeur du mot homosexualité constituera-t-il une étape historique ?

Un anniversaire peu commenté

Il y a 150 ans, le germano-hongrois polygraphe Karl Maria Kertbeny (1824-1882), entrait dans le débat public sur la réforme du Code pénal prussien en publiant une brochure retentissante où paraissait pour la première fois le mot homosexualité.

En cette même année 1869, il récidiva avec une seconde brochure où, raisonnant moins en jurisconsulte qu’en journaliste politique, il décrivait le danger résultant d’articles de lois répressifs, sur la base de cas concrets et de faits divers.

Nos sociétés si soucieuses en général de marquer les anniversaires, semblent avoir oublié celui-là.

L’oubli de ce 150e anniversaire offre matière à réflexion.

Immense tristesse : la mort de Michel Gourlier passée totalement inaperçue

Le sorcier aux yeux bleusBien sûr, la mort de Michel Gourlier peut être considérée comme naturelle, à l’âge qu’il avait atteint : 93 ans. Mais qu’il ait pu mourir sans que personne ne le sache est en soi affligeant et nous procure une immense tristesse.

Michel Gourlier est en effet mort l’année dernière, le 28 septembre 2018.

La nouvelle selon laquelle sa maison, après son hospitalisation, aurait été dévalisée reste à vérifier. Nos lecteurs nous excuserons d’avoir donné cette information sans la vérifier au préalable, sous le coup de la triste surprise d’une mort passée inaperçue.

Dès que nous le pourrons nous essaierons de lui rendre l’hommage respectueux qu’il mérite.

[Le portrait ci-contre est une composition de Michel Gourlier pour la couverture du Sorcier aux yeux bleus de Jean-François Pays.]

À la mémoire de Pierre-Olivier Pellot


Le vrai nom de celui que j’avais appelé Paul-Alexis afin de lui rendre hommage sans heurter sa famille, il y a quatre ans, a été révélé par la presse à l’occasion d’un procès qui a exonéré de toute responsabilité la directrice de la colonie de vacances d’où Pierre-Olivier a été renvoyé avec menaces de « dénonciation » et de sanctions.

Pierre-Olivier Pellot était intelligent, il aimait la vie, avait de l’humour et se montrait volontiers exubérant. Il s’était amouraché d’un jeune camarade de sa colonie de vacances.
Le jour de son renvoi, il s’est pendu après avoir fait part de sa décision et des circonstances qui l’avaient poussé à la prendre, sur le forum « La Garçonnière ».

C’est quand la justice des hommes défaille que l’on se prend à espérer le plus en la justice divine.


Abel Hermant : ses grands secrets

Le livre Des amitiés particulières aux paternités singulières : les secrets d’Abel Hermant vient de paraître.

Cet ouvrage signé Jean-Claude Féray dévoile trois secrets jusqu’ici méconnus d’Abel Hermant :

  • à vingt ans, une amitié particulière pour un jeune Américain nommé George Hall, héros de l’aventure racontée dans Une folle amitié de collégien ;
  • une paternité cachée et malheureuse, à 22 ans ;
  • enfin, l’adoption en 1915 d’un beau jeune homme qui se fera appeler Marcel Abel Hermant.

Le lien entre ces trois secrets constitue le fil conducteur de l’enquête menée à partir des révélations que contiennent les lettres du jeune Abel Hermant à George Hall, lettres conservées dans la Bibliothèque de l’Université Yale, aux États-Unis.

Les plus belles pages jamais écrites en langue française sur la paternité

Abel Hermant par Raphaël Drouart

Nos lecteurs auront plusieurs raisons de s’intéresser au prochain ouvrage (à paraître en septembre) dont le titre est : Des amitiés particulières aux paternités singulières : les secrets d’Abel Hermant.

En premier lieu, ceux qui ont lu Une folle amitié de collégien auront confirmation que l’auteur a relaté une histoire véridique – ce qu’il a expliqué en sa préface du Disciple aimé.

Grâce aux lettres qu’Abel Hermant a écrites à son ami américain George Hall, lettres conservées en la bibliothèque de l’Université Yale (merci infiniment à Olivier Sorin de nous en avoir offert une transcription), nous savons que George Moore, le héros du roman, celui qui a été tyrannisé par l’amour d’un camarade plus âgé de la pension Galliard à Lausanne, s’appelait dans « la vraie vie » George Hall.

Il y a mieux : ces lettres nous montrent que l’amitié d’Abel Hermant pour George Hall était une amitié particulière. Les deux jeunes gens avaient fait connaissance en 1882, lorsque George Hall avait dix-neuf ans et suivait les cours de l’École des Beaux-Arts de Paris. Abel Hermant avait, lui, un an de plus. Nous dévoilerons l’identité de ce George Hall que la bibliothèque de l’Université Yale semblait ignorer puisqu’elle mentionne « a man named George Hall », identité que nous avons trouvée après un an de recherches.

Mais quel rapport entre cette amitié particulière et les paternités singulières d’Abel Hermant ?

C’est ce que découvriront nos lecteurs en même temps qu’ils prendront connaissance de la vie de jeune homme qu’a menée l’Académicien français.

Cette vie de libertin de la Belle Époque, un libertin fils de la haute bourgeoisie parisienne, explique paradoxalement l’adoption, au début de la Première Guerre mondiale, du jeune et bel adolescent qu’Abel Hermant a choisi pour fils.

Le livre à paraître s’appuie sur des pépites de l’œuvre trop abondante d’Abel Hermant. On pourra y lire notamment ce qui constitue pour nous les pages les plus sublimes jamais écrites en langue française sur la paternité et le désir de paternité.

Ici : la Table du livre.

Bulletin trimestriel Q-F n°16

Sommaire du BTQ-F16  (10,6 Mo)

[Histoire de la littérature] – La tendre et brève amitié de Robert de Montesquiou pour Anatole Mallarmé, mort à l’âge de huit ans.

[Sociologie historique] – Mais qui fut au juste le fameux baron Doäzan, l’un des modèles du baron Charlus de La Recherche du temps perdu ?

[Libre expression] – Des ancêtres à l’andréraste, par Jules Bonnemain.

[Note additionnelle] – Une précision au sujet de notre article sur Montherlant vu par Mac Avoy, en guise de post-scriptum et d’excuse.

[Histoire de la littérature] – Pour une biographie sans fards de Louis Fabulet (1862-1933), amoureux discret des éphèbes et traducteur de Kipling.

 

Bulletin trimestriel Q-F n°15

Sommaire du BTQ-F n°15  (7,5 Mo)

Ill. de Mac-Avoy

[Histoire de la littérature et de l’art] – Montherlant vu par son illustrateur préféré Mac-Avoy.

[Sociologie et littérature] – À propos d’homophobie et de grossophobie, une anecdote qui plaide en faveur de la liberté d’expression : la querelle Henri Béraud – Abel Hermant.

[Esthétique] – Heinrich von Kleist : La conscience de la grâce tue la grâce.

[Art et littérature] – Un autoportrait présumé de l’auteur du Secret de Geri, Louis Beysson.

[Mœurs adolescentes] – Une observation pertinente et fine des amitiés particulières et des relations sexuelles entre adolescents dans un établissement religieux, durant la décennie 1930, faite par l’écrivain et poète Pierre Emmanuel.

 

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