Couverture :
dessin à la plume (z031) de Sacrevoir
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Amédée Guiard

Antone Ramon (scénario)

La chapelle de Brou

Né dans une famille de la grande bourgeoisie lyonnaise (son père est un « soyeux »), Antone Ramon, découvre pour la première fois, à l’âge de treize ans, l’univers du collège. Il était en effet, jusque-là, éduqué par un précepteur, chez ses parents, place Bellecour. Ce précepteur – le père Brillet – étant gravement malade, Antone est mis en pension à l’Institution Saint-François-de-Salle de Bourg-en-Bresse. Là, en raison de son inexpérience, il est chaperonné et guidé par un « grand » de quinze ans, Georges Morère.

Antone, séduit par la personnalité de ce camarade, veut en faire son ami, son unique ami. Le règlement du collège s’y oppose. Cette amitié particulière va en outre trouver des obstacles en la personne de Madame Morère, la mère de Georges, et du père Buxereux, le confesseur de la famille. Si l’on ajoute les interventions d’un camarade jaloux, Modeste Miagrin, et les interférences d’autres collégiens ou de professeurs, on a presque tous les éléments d’un drame prévisible. L’histoire, pleine de rebondissements, est attachante notamment en raison de la personnalité des garçons mis en scène par Amédée Guiard.

Les biographes de Montherlant et les exégètes de son oeuvre ne doivent pas, ne peuvent plus ignorer, aujourd’hui, cette source d’inspiration que fut, pour La Ville dont le Prince est un enfant, le roman d’Amédée Guiard Antone Ramon.

Antone Ramon a d’abord paru en feuilleton dans le quotidien de Marc Sangnier La Démocratie, du samedi 15 mars 1913 (n° 943) au Dimanche 25 mai 1913 (n° 1014). Il a ensuite été publié en un volume, tiré à un millier d’exemplaires (Tourcoing, Duvivier, 1914), quelques semaines avant que n’éclate la Grande Guerre. L’essentiel du tirage fut saisi chez l’éditeur par les Allemands. Aussi Duvivier procéda-t-il, avec l’aide de Jean des Cognets, à une nouvelle édition en 1919. Un très court passage du roman y est supprimé (cf. note relative à la page 275 de ce livre). En 1928, Bloud et Gay réalisèrent une nouvelle édition qui restituait la petite séquence censurée et qui rétablissait, par conséquent, l’original.

Notre édition est conforme à celles de 1914 et de 1928, à quelques corrections orthographiques près.

En appendice sont fournies une recension d’Antone Ramon due à la plume de Mgr Joseph Lavarenne, ainsi qu’une étude, signée Jean-Claude Féray, sur l’expression « amitiés particulières »

 


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