Dede

Couverture :
Dessin de l’un des frères Charlemont mis en couleurs par Philippe Tassier (Coll. part.)


Achille Essebac

Dédé

2009 – 256 pages – 14.5x21cm – 22 € – ISBN : 978-2-9532885-2-0

L’histoire d’amour entre deux adolescents que raconte Dédé est restée longtemps un point de repère culturel – la grande référence – de tous ceux qui partageaient ces sentiments. Près d’un demi-siècle après sa parution, de nouvelles générations en reprenaient encore la lecture avec ferveur. Ainsi Charles Welti :

« C’est curieux. On se croit très moderne, on prétend même quelque­fois pouvoir se moquer de certains livres qui firent, jadis, le délice de nos parents. Et puis un jour, par hasard ou par caprice, on daigne quand même ouvrir un de ces volumes jaunis. On commence, d’un air distrait d’abord, la lecture et – bien souvent – on en est saisi malgré soi.
C’est ainsi qu’il m’arriva avec Dédé. »

Charles Welti écrivit ces lignes dans la revue suisse Der Kreis, en avril 1948, alors que Roger Peyrefitte venait, quatre années auparavant, d’être récompensé pour Les Amitiés particulières. Mais c’est bien à propos de Dédé et non du prix Renaudot, que Charles Welti émit encore cette opinion :

« Certains passages de ce récit d’amour de deux adolescents sont si vrais et si émouvants que l’on ne peut se soustraire à leur charme mélancolique. Le souvenir des premiers troubles amoureux de la jeunesse, qui restent si souvent les plus beaux de toute notre existence, se réveille à la lecture de ces pages et nous inonde d’une douce tristesse pour ces premières amitiés, qui sont, pourtant, si loin. »

Des extraits choisis de la première édition de Dédé ont été publiés en 2008 dans une étude consacrée à son auteur, Achille Essebac (1868-1936). En voici enfin, pour les lecteurs exigeants, le texte intégral, qui prend en compte les deux versions du roman.


Présentation de Dédé par les éditions Ambert en 1901

« Journal étrange d’un adolescent énamouré, Dédé a semblé audacieux, d’une excessive témérité. Il a fait sensation dans les milieux lettrés. S’arrachant aux ornières de l’amour banal, aux agenouillements devant la beauté féminine, l’auteur décrit les grâces suggestives des formes de l’Éphèbe.

Or, de l’admiration à l’amour, la route est brève… Cette amitié amoureuse, analysée jusqu’en ses plus subtiles palpitations, est vraiment enveloppante, empoignante, troublante… Avec quel attendrissement le lecteur ne s’intéressera-til pas aux premiers balbutiements de ce jeune cœur ! »