Du similisexualisme dans les armees



Edward I. Prime-Stevenson

Du Similisexualisme dans les armées et de la prostitution homosexuelle (militaire et civile) à la Belle Epoque

2003 – 233 pages – 14×22.5cm – 22 € – ISBN : 2-9516023-2-4

The Intersexes (1909) est une somme, un pavé. Son auteur avait eu l’ambition de rassembler en un seul volume tout ce que l’honnête homme cultivé de la Belle Époque devait savoir sur l’homosexualité. Le livre aborde effectivement de très nombreuses facettes de la question.

Nous présentons ici la traduction de deux des chapitres les plus originaux, les plus captivants de The Intersexes. Ils sont aussi les plus caractéristiques de l’époque. Les faits rapportés concernent toute l’Europe et débordent même parfois ce cadre. Pour un petit nombre d’événements, ce livre constitue l’unique source documentaire dont nous disposions à ce jour.

Un lecteur du XXIe siècle ressentira, à parcourir certains paragraphes, un dépaysement total, tant le décalage avec notre temps paraît considérable. D’autres paragraphes, au contraire, rappellent des faits contemporains. Ils nous permettent de constater qu’au fond, peu de choses ont réellement changé. Cela constitue, en soi, une invitation à la réflexion : lire ce texte nous aide à mieux comprendre la société dans laquelle nous vivons. Le divertissement pur et l’humour ne sont cependant pas exclus. On prend plaisir, par exemple, à découvrir les Bains centraux de Vienne et le comportement de la clientèle masculine de cet établissement exemplaire.

Edward Irenaeus Prime-Stevenson (1858-1942) fut d’abord, jusqu’à la quarantaine, un journaliste polyglotte et un auteur américain prolixe. Puis il décida de prendre du champ par rapport à son pays natal et par rapport à son œuvre. Une fortune personnelle lui permit à la fois de voyager à travers l’Europe et de ne plus écrire que sur les thèmes de son choix. Il acquit, sous son véritable nom, une petite renommée dans le domaine de la critique musicale, et une renommée plus ténue encore, sous le pseudonyme de Xavier Mayne, dans celui des “gay writings”. Il ne semble pas avoir été chagriné par son manque de notoriété. Il le mit à profit, en tout cas, pour se rajeunir quasi officiellement de dix années.

Prime-Stevenson bénéficie aujourd’hui d’un sort que peu d’écrivains ont l’assurance de partager : être beaucoup plus connu et davantage lu un demi-siècle après sa mort que de son vivant.


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