Satyricon



Pétrone

Encolpe et Giton, ou Le Satyricon de Pétrone moins le banquet de Trimalcion

2000 – 220 pages – 14.5x21cm – 29 € – ISBN : 2-9516023-0-8

Pourquoi cette édition ?

Quatre traductions françaises du Satyricon de Pétrone sont aujourd’hui disponibles. Il s’agit, chronologiquement, de celle de :

Laurent Tailhade (1902, 1910), actuellement chez Flammarion, en poche-classiques.
Alfred Ernout (1923), actuellement en Livre de poche
Pierre Grimal (1958), actuellement en Collection Folio.
Géraldine Puccini (1992 et 1995) chez Arléa.

On peut se demander ce qu’apporterait une nouvelle édition lorsque plusieurs traductions de qualité existent déjà.

En fait, il y a toujours intérêt, sur un texte de cette importance, à multiplier les éclairages originaux, et les points de vue dissidents. Les éditions « Quintes-Feuilles » ont pris le parti d’examiner le Satyricon sous l’angle particulier de la pédérastie. Nous pensons qu’un tel point de vue peut apporter des éléments de compréhension nouveaux. Dans cette perspective, quarante-huit chapitres d’un épisode haut en couleurs, connu sous le titre de Banquet de Trimalcion ont été écartés. Ils n’apportent en effet aucun élément de compréhension à la romance d’Encolpe et de Giton, mais détournent au contraire l’attention du lecteur vers d’autres centres d’intérêt. Ce qui subsiste du roman est une forme du Satyricon que l’Europe de la Renaissance a connue et appréciée avant la découverte du manuscrit unique, à Trau (Dalmatie), qui révélait au monde savant le fameux épisode du banquet.

Ainsi recentré, le roman de Pétrone se prête à une autre lecture et permet une autre analyse. Celle proposée en introduction fournit des arguments nouveaux à une vieille hypothèse, ici remaniée : celle d’un roman grec ancien plagié et parodié par un auteur latin.

Comme il est d’usage lorsque les additions de Nodot sont écartées, un texte explicatif placé en italiques supplée aux lacunes du Satyricon. On ne sera pas étonné, compte tenu de la perspective originale délibérément adoptée, que notre texte explicatif diffère quelquefois de celui des éditions précédentes, comme le montre l’exemple du chapitre 133.

Par ailleurs, cette édition exhume une traduction inédite du Satyricon qui date de la fin du XVIIe siècle, et qui présente l’originalité de combler les lacunes du roman, précédant sur ce point Nodot et son « manuscrit de Belgrade ». Sept extraits de ce document inédit sont ici publiés. Tous relèvent du noyau grec supposé qui relate les amours d’Encolpe et de Giton. Un texte de présentation discute des différentes attributions qui ont été successivement alléguées pour ce manuscrit – lequel reste, malheureusement, anonyme.


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