Faut-il s’en réjouir ?

L’Union Internationale des Éditeurs (en anglais IPA = International Publishers Association) qui avait créé, en 2005, un prix bisannuel pour défendre la liberté d’expression (et dont le lauréat a quelquefois été très contesté), a décidé de rendre ce prix annuel et de l’appeler l’IPA Prix Voltaire. Faut-il s’en réjouir ? On peut penser a priori que cette décision est positive, dans la mesure où elle témoigne de la volonté de lutter contre un accroissement des atteintes à la liberté d’expression. Malheureusement, quand on sait ce que valent les prix (de toute nature et de tout prestige) il est à craindre que celui-là ne représente qu’un moyen supplémentaire d’un groupe de pression pour faire valoir son opinion contre un autre groupe de pression. Telle n’est pas notre conception de la liberté d’expression ni des moyens pour la défendre.