Hommage à Camille Saint-Saëns dans un prochain bulletin hors-série

Camille Flammarion et Camille Saint-SaënsLe 28 novembre 1888, Camille Saint-Saëns accompagna à l’orgue de l’église Saint-Thomas d’Aquin le mariage religieux de Georgette Charpentier avec Abel Hermant. Ce dernier, qui n’était pas superstitieux (il l’a écrit, en ajoutant un : mais… suivi d’anecdotes étranges) n’imaginait pas qu’il allait partager avec Saint-Saëns un fatum commun : Saint-Saëns avait perdu en 1878, coup sur coup, deux enfants, après quoi il s’était séparé de sa femme et vécut librement, alimentant ainsi des bruits sur son « homosexualité  ». Abel connut le même sort : il perdit son fils légitime en 1891 après avoir perdu, début 1888, une fille naturelle. Il se sépara de sa femme et vécut aussi très librement. Camille et Abel produisirent chacun une œuvre abondante (précoces tous deux, ils moururent tous deux nonagénaires) et partagèrent une réputation d’insensibilité, de dureté, à l’opposé de leur véritable nature. C’est ce que je m’appliquerai à démontrer pour Camille Saint-Saëns, après l’avoir fait dans un essai pour Abel Hermant.

On commémore cette année le centenaire de la disparition de Camille Saint-Saëns (mort à Alger le 16 décembre 1921), et Q-F apportera ainsi une toute petite pierre aux différentes cérémonies qui marquent cette commémoration en 2021.

La photo ci-dessus représente deux Camille : Flammarion aux côtés de Saint-Saëns. Tous deux furent présents au mariage religieux d’Abel Hermant. On sait que Saint-Saëns, intellectuellement très doué, fut un astronome amateur, ce qui explique son amitié pour Flammarion.