1ère de couverture Bethe




Erich Bethe

L’Amour des garçons chez les Doriens, leur morale, leurs idées

2018 – 118 pages – 14,5x21cm – 20 € – ISBN : 978-2-9551399-5-0

Brillant et absolument convaincant. Tel fut le jugement que le philologue et historien de l’art Hans Licht porta sur l’article d’Erich Bethe dont la traduction française est publiée ici pour la première fois.
Ce texte de Bethe a paru dans un périodique allemand en 1907. Par son audace, sa nouveauté et la rigueur de sa démonstration, il a constitué un tournant dans les études helléniques et sexologiques. Au lieu d’un étalage d’érudition respectueux de la morale conventionnelle et n’ayant pour objet que la connaissance en soi, le texte de Bethe défendait une hypothèse hardie et frayait une nouvelle voie dans la perception de l’amour des garçons.

Cet article de franc-tireur est un peu oublié aujourd’hui. Cela tient paradoxalement au fait que les idées qu’il présentait ont été dépassées par le travail de plusieurs générations d’érudits, notamment d’anthropologues. Car Bethe, pour défendre sa thèse, s’est appuyé non seulement sur des arguments relevant de la discipline qu’il enseignait, à savoir la philologie classique, mais aussi sur des données ethnographiques.

Il ressort de cet article que la paidérastie dorienne fut, selon l’auteur, une institution sacrée, respectée et respectable. Une notion aux antipodes des conceptions de notre époque, qui voit, sur certains sujets, les à-peu-près et les mensonges triompher par leur inlassable répétition, combinée à la couardise d’une majorité d’intellectuels.

Erich Bethe (1863-1940) enseigna la philologie classique en Suisse et en Allemagne. Ses publications touchent à différents domaines de la littérature grecque (poésies, chansons héroïques thébaines, légendes homériques, etc…). Il fut un temps doyen de l’université de Leipzig.