Retour sur Georges Hérelle

Georges Hérelle jeune En 1930 parut une Histoire de l’amour grec dans l’Antiquité signée L.-R. de Pogey-Castries. L’auteur, extrêmement érudit sur la question de l’homosexualité, se signala à l’attention des écrivains intéressés par le sujet, comme Gide et Montherlant. Gide, on le sait, s’adressa à lui pour des éclaircissements sur la pédérastie au moyen-âge, et Montherlant désira le rencontrer : la rencontre eut lieu lors d’un passage de ce dernier au pays basque.
L’auteur de l’Histoire de l’amour grec avait de multiples raisons d’utiliser un pseudonyme : il était connu pour de nombreux autres travaux, et notamment pour ses traductions de Gabriele d’Annunzio : il s’agit du professeur Georges Hérelle.
Vers la fin de sa vie, Georges Hérelle mit de l’ordre dans ses papiers et songea à léguer sa bibliothèque et ses archives. La plus grande partie de ce legs se trouve aujourd’hui à la médiathèque de Troyes-Champagne, dont le contenu (fonds Hérelle) peut être exploré en ligne.
En 2005, J’ai eu l’occasion d’étudier les manuscrits d’Hérelle, et j’ai choisi de retranscrire un document de cet érudit qui éclairait parfaitement la situation psychologique et morale d’un homosexuel de l’époque, conscient de ses goûts. Ce document inédit a été publié dans la revue Inverses en 2007. J’en propose aujourd’hui la version numérisée pour les visiteurs du site Quintes-feuilles :
Effets moraux – Jugement du pédéraste sur lui-même
Et pour les lecteurs qui ne connaîtraient pas Georges Hérelle, je mets en ligne également la présentation de cet écrivain polygraphe et érudit que j’avais publiée dans ce même numéro de la revue Inverses :
L.-R. de Pogey-Castries, l’autre visage du savant Georges Hérelle (1848-1935)

Jean-Claude Féray