Couverture :
Le sommeil du petit faune



Jacques d’Adelswärd-Fersen

Une Jeunesse

Une Jeunesse est sans doute le plus beau roman de Jacques d’Adelswärd. Il est d’ailleurs significatif qu’un fin connaisseur de la littérature homosexuelle de son temps (aussi bien celle de langue allemande, anglaise, italienne, que française), Edward-I. Prime-Stevenson, ait choisi cette œuvre pour en rendre compte, dans son ouvrage encyclopédique The Intersexes, comme du plus représentatif et du plus artistique des romans du baron Jacques.

Une Jeunesse conte d’abord la passion qu’éprouve le jeune peintre français Robert Jélaine pour un adolescent Sicilien, Nino, qui vit à Taormine chez sa grand-mère. La mort de celle-ci coïncide avec la découverte fortuite, par l’oncle de Nino, de la relation paidérastique entre Jélaine et Nino. Le scandale entraîne la séparation immédiate des amants. Nino est expédié à Vérone, où sa famille le contraint à se faire prêtre. Une telle orientation, très malheureuse puisqu’elle ne repose sur aucune vocation du garçon, fournit à l’auteur l’occasion d’opposer la vie, la beauté, la lumière, aux ténèbres, aux macérations, aux renoncements de la religion catholique romaine.

L’un des prêtres qui forment Nino au noviciat, le plus jeune, le plus aimable, le plus pédagogue d’entre eux, le père Seraphino, s’éprend de l’adolescent. Sa jalousie explose lorsqu’il découvre que Nino, de son côté, s’est amouraché de la jeune fille qu’il est amené à fréquenter pendant ses heures de liberté chez son correspondant de Vérone.

Un drame va se nouer autour de la passion amoureuse, pour Nino, de ces deux êtres très dissemblables, le père Seraphino et le peintre Jélaine, drame aux multiples implications puisqu’il va bouleverser leur vie et celle des autres personnages du roman.

L’auteur a choisi de situer la scène finale, un soir de tempête, sur les gradins des arènes en ruines de Vérone…

 


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